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Ecrit par Joséane Beaulieu-April
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05-04-2009 |
L’association générale des étudiants du Cégep de Rimouski dénonce aujourd’hui le manque de financement du réseau post-secondaire. En effet, plusieurs demandes ont été faites pour le budget provincial afin de financer adéquatement les établissements en région. Au lendemain de ce budget, les étudiants analysent la situation.
Le cégep de Gaspé a vue son offre baisser de 15 programmes ces trois dernières années, après avoir perdu 21% de sa population collégiale en 10 ans, la menace de rationalisation plane toujours au-dessus de ce cégep. Malgré des effectifs plus stables, le cégep de Rimouski ressent lui aussi les effets de la dévitalisation accrue de notre région et l’AGECR dénonce le manque de préoccupation de nos élus envers cette situation critique.
La génération qui est ou qui entre présentement aux études s’apprête à subir une pression énorme de la majorité vieillissante qui, elle, tend vers la retraite. Ce n’est pas un blâme, la situation de vieillissement de la population est un défi collectif auquel tous participeront, mais on s’entend sans compromis pour dire que la tâche qui nous attend, les jeunes, est énorme.
D’où l’importance accrue d’épauler cette génération autant que possible dans leurs études. Le Québec a besoin de tous ses jeunes sur les bancs d’école maintenant pour être fort d’une main-d’œuvre énergique et diversifiée demain. D’où l’urgence de faciliter l’accès aux études postsecondaire et non de le réduire.
La proportion des 0-29 ans a baissé de 3,5 % en 10 ans au Québec et de 5,7 % dans les régions ressources. Presque un tiers de moins de collégiens au Bas-St-Laurent en dix ans. C’est clair et net que les cégeps subissent présentement une baisse généralisée de leurs effectifs, que le phénomène est accentué dans les régions périphériques et que les prévisions parlent d’une baisse encore plus importante. Combiné à cela, la formule de financement des cégeps est calculée à presque 80% en fonction du nombre d’élèves qui les fréquentent. « Ce que ça annonce, et c’est ce que l’on dénonce, c’est la perspective de rationalisation, de la perte de moyen par les établissements en baisse d’effectif d’assurer la qualité et l’accessibilité à l’enseignement supérieur » a affirmé cet avant-midi Élaine Guilbault, présidente de l’association étudiante. Ce poids, combiné aux lacunes actuelles de l’Aide Financière aux Études et au sous-financement des cégeps, évalué à 305M$, constitue un boulet de taille attaché à la cheville d’une jeune génération québécoise, d’Amos à Grosse-Île, en passant par Montréal, Québec et Rimouski. D’une jeune génération auquel le gouvernement se doit de donner les moyens de son ambition pour le plus grand bénéfice de tous.
Comment le Québec peut-il tirer son épingle du jeu de la mondialisation avec la compétition féroce des pays émergents et leur main-d’œuvre nombreuse et peu couteuse sinon en misant sur l’innovation et une société de savoir? Avec cette crise économique qui frappe le globe, tous les pays sont actuellement en train de forger leur avenir qui sera déterminé au sortir de la crise. « Quel avenir voulons-nous pour le Québec? L’innovation et le leadership technologique passent sans détour par une société éduquée, la prospérité et la croissance s’assurent par le biais de travailleurs diplômés et dynamiques » conclue Mme Guilbault.
L’avènement de cette société de savoir ne peut donc avoir lieu sans une éducation postsecondaire juste et équitable, accessible à la grandeur du Québec. Nous demandons donc à monsieur Charest de faire preuve de vision, de faire preuve de bon sens et de soutenir cette jeunesse précieuse dans son projet de vie.
Renseignement : Alexandre Goyer, Responsable aux affaires internes, FECQ, cell.: (514) 554-2462
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