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Parce que le travail rémunéré pendant les études doit être un choix,
pas une obligation
Certaines et certains considèrent
qu’une étudiante ou un étudiant ne devrait jamais avoir besoin des prêts et
bourses, qu’elles et ils n’ont qu’à travailler plus pour payer leurs études et
leurs frais de subsistance. Il s’agit là d’une approche excessivement
dangereuse, puisqu’elle ne tient aucunement compte de la charge de travail que
des études à temps plein peuvent représenter. En effet, plusieurs programmes
demandent aux étudiantes et aux étudiants de passer plus de 60h de travail par
semaine, que ce soit dans des cours ou dans l’étude à l’extérieur des cours.
Afin de garantir que toutes et
tous ont la même chance de réussite, il faut s’assurer qu’aucune étudiante et
aucun étudiant ne soit obligé de travailler plus de 20h par semaine. Ceci
représente le seuil moyen maximal à partir duquel une étudiante ou un étudiant
met généralement sa réussite scolaire en danger. Bien sûr, certaines personnes
réussissent à travailler plus tout en réussissant leurs cours, mais il ne faut
jamais se baser sur les exceptions pour en faire une règle!
L’indépendance du domicile familial, une réalité qui tarde à être
reconnue par le gouvernement
Le système d’AFE considère qu’une
étudiante ou un étudiant n’est indépendant de ses parents qu’à partir du moment
où celle-ci ou celui-ci obtient 90 crédits universitaires, créer une cellule
familiale (se marier, être enceinte dans le cas d’une étudiante ou avoir mis
quelqu’un enceinte dans le cas d’un étudiant), ou avoir habité à l’extérieur du
domicile familial pendant deux ans tout en étant sur le marché du travail. Une
personne ayant 25 ans peut donc être considéré comme étant dépendant de ses
parents au sens de l’AFE. Si les parents d’une étudiante ou d’un étudiant ne
respectent pas leur obligation de continuer à contribuer aux études de leur
enfant, la responsabilité revient à l’enfant de les poursuivre pour obtenir
gain de cause.
Cet état de fait est totalement déplorable
par son caractère arbitraire. La solution la plus logique pour éviter les
dérapages pouvant être constatés actuellement serait de reconnaître les
étudiantes et les étudiants comme indépendants de leurs parents dès leur départ
du domicile familial.
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