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Travail rémunéré Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Ecrit par Joséane Beaulieu-April   
03-03-2009

Parce que le travail rémunéré pendant les études doit être un choix, pas une obligation

Certaines et certains considèrent qu’une étudiante ou un étudiant ne devrait jamais avoir besoin des prêts et bourses, qu’elles et ils n’ont qu’à travailler plus pour payer leurs études et leurs frais de subsistance. Il s’agit là d’une approche excessivement dangereuse, puisqu’elle ne tient aucunement compte de la charge de travail que des études à temps plein peuvent représenter. En effet, plusieurs programmes demandent aux étudiantes et aux étudiants de passer plus de 60h de travail par semaine, que ce soit dans des cours ou dans l’étude à l’extérieur des cours.

 

Afin de garantir que toutes et tous ont la même chance de réussite, il faut s’assurer qu’aucune étudiante et aucun étudiant ne soit obligé de travailler plus de 20h par semaine. Ceci représente le seuil moyen maximal à partir duquel une étudiante ou un étudiant met généralement sa réussite scolaire en danger. Bien sûr, certaines personnes réussissent à travailler plus tout en réussissant leurs cours, mais il ne faut jamais se baser sur les exceptions pour en faire une règle!

 

L’indépendance du domicile familial, une réalité qui tarde à être reconnue par le gouvernement

Le système d’AFE considère qu’une étudiante ou un étudiant n’est indépendant de ses parents qu’à partir du moment où celle-ci ou celui-ci obtient 90 crédits universitaires, créer une cellule familiale (se marier, être enceinte dans le cas d’une étudiante ou avoir mis quelqu’un enceinte dans le cas d’un étudiant), ou avoir habité à l’extérieur du domicile familial pendant deux ans tout en étant sur le marché du travail. Une personne ayant 25 ans peut donc être considéré comme étant dépendant de ses parents au sens de l’AFE. Si les parents d’une étudiante ou d’un étudiant ne respectent pas leur obligation de continuer à contribuer aux études de leur enfant, la responsabilité revient à l’enfant de les poursuivre pour obtenir gain de cause.

 

Cet état de fait est totalement déplorable par son caractère arbitraire. La solution la plus logique pour éviter les dérapages pouvant être constatés actuellement serait de reconnaître les étudiantes et les étudiants comme indépendants de leurs parents dès leur départ du domicile familial.

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